Radiotherapy ou chirurgie : quel traitement pour les cancers de la gorge ?

Radiotherapy ou chirurgie : quel traitement pour les cancers de la gorge ?

Les cancers de la gorge, comme ceux du larynx supérieur (supraglotte) et de l’hypopharynx, sont des maladies graves qui touchent de nombreuses personnes chaque année. Les symptômes incluent des changements de voix, des difficultés à avaler et parfois des problèmes respiratoires. Face à ces cancers, les médecins ont deux options principales : la radiothérapie définitive (DRT) ou la chirurgie suivie de radiothérapie (S+RT). Mais laquelle est la meilleure pour survivre tout en préservant la qualité de vie ?

Introduction

Les cancers de la gorge sont souvent diagnostiqués à un stade avancé, ce qui rend leur traitement complexe. L’objectif est de contrôler la maladie tout en minimisant les effets secondaires qui pourraient affecter la capacité à parler, à avaler ou à respirer. Deux approches principales existent : la radiothérapie seule ou combinée à la chimiothérapie, et la chirurgie suivie de radiothérapie. Chacune a ses avantages et ses inconvénients, mais laquelle offre les meilleures chances de survie ?

Les traitements disponibles

La radiothérapie définitive (DRT)

La radiothérapie définitive utilise des rayons pour détruire les cellules cancéreuses. Avec l’avancée des techniques comme la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (IMRT), il est possible de cibler précisément la tumeur tout en épargnant les tissus sains. Cette méthode est souvent privilégiée pour préserver la fonction du larynx, évitant ainsi une ablation totale de l’organe.

La chirurgie suivie de radiothérapie (S+RT)

Dans cette approche, la tumeur est d’abord enlevée par chirurgie, puis une radiothérapie est administrée pour éliminer les cellules cancéreuses restantes. Bien que cette méthode soit efficace, elle peut entraîner des pertes fonctionnelles importantes, notamment si une laryngectomie totale (ablation du larynx) est nécessaire.

L’étude en détail

Une étude rétrospective menée à l’hôpital de l’Université de Pékin a comparé ces deux traitements chez 59 patients atteints de cancers de la gorge. Les patients ont été divisés en deux groupes :

  • Groupe DRT : 31 patients traités par radiothérapie définitive.
  • Groupe S+RT : 28 patients traités par chirurgie suivie de radiothérapie.

Les chercheurs ont analysé la survie globale (OS), la survie sans récidive locale (LRFS) et la survie sans métastase à distance (DMFS) sur une période de 5 ans.

Les résultats

Survie globale (OS)

  • Après 1 an, 80,6 % des patients du groupe DRT étaient en vie, contre 85,7 % dans le groupe S+RT.
  • Après 5 ans, les taux de survie étaient identiques (24,7 % dans les deux groupes).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les deux traitements.

Survie sans récidive locale (LRFS)

  • Les taux de LRFS étaient similaires dans les deux groupes, avec environ 20 % de patients sans récidive après 5 ans.

Survie sans métastase à distance (DMFS)

  • Les patients du groupe S+RT avaient un léger avantage, avec 15,9 % sans métastase après 5 ans, contre 9,9 % dans le groupe DRT.

Analyse par sous-groupes

  • Cancers de la supraglotte : La survie à 5 ans était de 15,3 % avec la DRT contre 51,4 % avec la S+RT, mais la différence n’était pas statistiquement significative.
  • Cancers de l’hypopharynx : La survie à 5 ans était de 51,5 % avec la DRT contre 71,8 % avec la S+RT, sans différence significative.
  • Stade IV : La S+RT a montré une meilleure survie à 5 ans (42,9 % contre 22,5 % avec la DRT).

Les effets secondaires

Les deux traitements ont entraîné des effets secondaires comparables, comme des mucosites (inflammation des muqueuses), des problèmes de déglutition et une baisse des globules blancs. Cependant, la DRT a permis de préserver le larynx chez 59,3 % des patients, un avantage majeur pour la qualité de vie.

Conclusion

Cette étude montre que la radiothérapie définitive offre des résultats de survie comparables à la chirurgie suivie de radiothérapie, avec l’avantage de préserver la fonction du larynx. Pour les cancers à un stade avancé, une approche combinant chirurgie et radiothérapie pourrait être plus efficace. Cependant, le choix du traitement doit être individualisé, en tenant compte des préférences du patient et des caractéristiques de la tumeur.

For educational purposes only.
doi.org/10.1097/CM9.0000000000000515

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